La Voilerie18+
Le lieu

Quarante ans de toile, puis autre chose

La voilerie a fermé en 2014. Nous avons repris les murs sans rien enlever de ce qui servait à coudre : c'était la condition posée par l'ancien propriétaire.

1974 – 2014

Ce qui se passait dans cette salle

On y coupait des voiles pour les bateaux du golfe : dériveurs, vieux gréements, quelques unités de pêche. La salle est longue parce qu'une grand-voile déployée demande douze mètres sans obstacle.

Le sol est en bois pour la même raison : la toile s'y pose sans s'accrocher, et on peut y planter des repères sans abîmer quoi que ce soit.

Quand l'atelier a fermé, tout est resté en place pendant huit ans. Nous avons dépoussiéré, changé l'électricité et rien déplacé d'autre.

La façade de l'ancienne voilerie

La salle de coupe

Douze mètres sans un poteau, aujourd'hui la salle à manger.

Les machines

Deux Singer à toile, à l'endroit exact où elles cousaient.

Les écoutes

Enroulées aux poutres, avec leurs épissures d'origine.

Ce à quoi nous tenons

Quatre engagements simples

  • Rien de ce qui vient de l'atelier ne sera vendu ni déplacé.
  • On joue pour des points : pas une pièce sur le tapis, pas un gain à empocher, pas la moindre dette d'un banc à l'autre.
  • Ce qui se mange vient du golfe ou du département, à trois exceptions près assumées.
  • Quand le verre de trop est passé, le barreur cède la barre : nous appelons une voiture avant de rendre les clés.
Le mot du soir

Pourquoi « prendre un ris »

  • Sur un bateau, prendre un ris consiste à réduire la voile quand le vent forcit.
  • Ici, cela veut dire ralentir la soirée : lumière baissée, musique coupée, donnes plus lentes.
  • Le ris se prend vers 22h en semaine, plus tard le samedi, jamais avant le dernier service.
  • Personne n'est prié de partir quand on prend le ris : c'est l'allure qui change, pas l'horaire.